Questions-réponses

topQu’est-ce que le mundezo ?

Le mundezo est un projet de LAIC (Langue Auxiliaire Internationale Construite), c’est-à-dire une langue construite destinée à servir de langue véhiculaire dans le monde.
Il existe des milliers de dialectes dans le monde, et cette grande richesse présente malheureusement quelques inconvénients : frein pour le commerce et le partage de connaissances, coûts importants en traduction, incompréhensions, malentendus, manipulations, etc. Une LAI permettrait de pallier à une bonne partie des problèmes de communication internationale, et c’est dans ce but que le mundezo a été créé, de manière à en faire la langue la plus facile et instinctive possible. Sa caractéristique principale est de permettre aux locuteurs de connaitre un maximum de mots sans jamais les avoir appris, et de pouvoir deviner la signification de ceux qu’ils n’ont jamais entendu en se basant sur la cohérence de formation des mots et l’étymologie souvent onomatopéique.

topD’où vient le mot « mundezo » ?

Mundezo est un mot composé des racines mund– (monde) et ezo (langue, dialecte). On peut traduire ce terme par « langue mondiale ». Ce nom a été attribué temporairement à la langue en attendant d’en trouver un collectivement 😉

topUne seule langue pour le monde ?

Le mundezo n’a pas la prétention de remplacer les autres langues, bien au contraire.
Une LAI neutre permettrait également de mettre les autres à égalité, en éliminant toute domination d’une langue sur une autre.
L’idée est d’encourager l’enseignement du mundezo comme seconde langue dans le monde entier, pour qu’il serve d’outil de communication facile entre les personnes qui ne peuvent pas se comprendre avec les langues naturelles.

topPourquoi pas l’anglais ?

Il est vrai que l’anglais sert déjà de LAI dans presque tous les pays, principalement en tant que langue commerciale. Cependant, malgré ses qualités, l’anglais est très loin d’être une langue facile, tant du point de vue de la prononciation, l’orthographe, ses tournures de phrases, ses idiotismes et les nombreuses exceptions. De plus, c’est une langue culturellement très chargée qui manque de neutralité.

topLe mundezo est une langue artificielle, non ?

Oui, comme toutes les langues du monde. Toutes les langues ont été créées par les hommes, mais elles ont évolué de manière naturelle, sans se soucier des exceptions et autres difficultés qui s’y ajoutaient.
A contrario, les langues auxiliaires construites comme le mundezo sont créées scientifiquement, pas dans le seul but de communiquer, mais aussi d’être faciles et cohérentes pour tout le monde.

topPourquoi pas l’espéranto ?

L’espéranto est la LAIC qui a connu le plus de succès, et compte aujourd’hui des centaines de milliers de locuteurs à travers le monde. Elle possède des caractéristiques géniales, mais présente malgré tout des aspects qui rebutent beaucoup d’apprenants (accusatif, lettres diacritées, traitement du genre, accords et autres difficultés inutiles ou incohérences), ce qui explique pourquoi il existe autant de propositions de réformes.

topExiste-t-il encore d’autres LAIC ?

En plus de l’Espéranto, il existe beaucoup d’autres LAIC, comme le Volapük, l’Ido, le Nov-esperanto, l’Occidental, l’Interlingua, le Novial, le Glosa, le Kotava, l’Angos, l’Ayola, l’Uropi, le Sambahsa, le Kah, le Tceqli, la Lingwa de Planeta, l’Atlas language, et beaucoup de projets en cours de création ou archivés, comme l’Ardano, le Womese, l’Arlipo, l’Atlango, l’Intero, le Sarata, l’Eselano. D’autres sont présentées via la revue Posta Mundi, la brochure Daughters of Esperanto, ou le blog Nuntios.

Mais les LAIC qui se détachent le plus des autres, par leur simplicité, sont pour nous le Fasile21, la Lingua Franca Nova, le Pandunia, l’Esperanto sen fleksio, et le Mondlango.

topQuels sont les avantages du mundezo par rapport aux autres LAIC ?

Le mundezo est avant tout une langue systématique, dans laquelle chaque caractéristique, chaque règle, chaque morphème… est généralisé à tous les aspects de la langue. Tout ce qui pourrait constituer une difficulté pour des locuteurs étrangers a été éliminé ou rendu facultatif (cas, accord en genre et en nombre, conjugaison, articles, pluriel, etc.).
La grammaire est extrêmement concise et rapidement assimilable, et tout est pensé dans l’optique d’en faire une langue à la fois simple, logique, cohérente et instinctive.

topUne langue trop simple ne perdrait-elle pas en richesse ?

Sans doute, mais en qualité de langue auxiliaire, le mundezo n’a d’autre ambition que de servir d’outil pour se comprendre.

topComment ferait-on pour enseigner le mundezo dans le monde ?

Il n’y a aucune chance pour une LAIC telle que le mundezo d’être enseignée dans les écoles dans le contexte actuel. Même l’espéranto, qui dispose d’une littérature relativement riche et de nombreux locuteurs, n’a quasiment aucune chance de servir un jour son objectif. L’adoption d’une LAI dépend d’une volonté politique, mais de la même manière qu’une vision à long terme nous aurait déjà fait adopter des énergies renouvelables à la place des hydrocarbures, les dirigeants de notre société ne trouveront aucun intérêt à lancer des programmes afin d’instaurer une nouvelle langue auxiliaire pour le futur.
La réussite du mundezo, ou de toute autre langue construite, dépend donc à la fois de sa popularisation dans le monde pour lui donner un caractère légitime, à la fois d’un changement de système socio-économique.
Une révolution permettrait de mettre tous les projets de langue auxiliaire internationale au même niveau, et le choix pourrait alors se faire sur un critère d’efficacité que le mundezo a de bonnes chances de remporter.

2 commentaires

  • Il faudrait aussi parler de la façon dont on enseigne les langues. C’est souvent d’un ennui et d’une inefficacité redoutable.

    Par exemple on pourrait imaginer que l’enseignement soit entièrement en immersion, puis de jumeler des classes pour que des groupes de passionnés d’un sujet puissent co-créer des œuvres en Creative Common (pour épater les proches et contribuer au pot commun culturel).

    Et probablement, il ne faudrait aborder la grammaire qu’en dernier… Pourtant ça peut être intéressant la grammaire…

    Bref, peut-être que le plurilinguisme avec une bonne pédagogie serait déjà un immense pas en avant pour mieux se comprendre à travers le monde.

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