Origine des mots

Le vocabulaire est à la fois inspiré de certaines langues, à la fois complètement inventé : c’est ce qu’on appelle une langue construite mixte.

À la façon de l’espéranto, le mundezo utilise un système régulier et extrêmement productif grâce auquel, par composition lexicale et l’utilisation judicieuse d’affixes, le vocabulaire de base indispensable à la communication se trouve drastiquement réduit. À base d’un radical, on peut déduire l’équivalent de dix mots dans une langue nationale. À quelques exceptions près (comme les adverbes non dérivés), tous les mots se forment sur le modèle suivant: (préfixe(s)) + racine + (suffixe(s)) + terminaison précisant la nature grammaticale du mot.

topOnomatopées

Lorsqu’il faut créer un nouveau mot encore inexistant dans le lexique, la première étape consiste à se demander si une onomatopée pourrait servir de base pour sa création.
Pourquoi une onomatopée ? Parce qu’elles sont bien plus universelles et faciles à retenir que n’importe quel autre radical inventé. À l’échelle mondiale, on trouvera donc bien plus de points communs entre les onomatopées qu’entre les autres mots.

Certains mots comme nyami (manger), atci (éternuer) ou myawo (chat) viennent d’onomatopées incontestablement universelles, puisqu’elles sont reconnaissables quasiment dans le monde entier, ce qui en fait des mots extrêmement faciles à apprendre et à comprendre sans même les avoir appris.
D’autres onomatopées, en revanche, se ressemblent beaucoup moins selon la langue d’origine, mais on utilise toujours le même mode d’articulation pour retranscrire ces sons. Par exemple, l’éclatement (poxo en mundezo) utilise toujours une occlusive (le plus souvent bilabiale comme le P) et le bruit du vent (fufo) est toujours retranscrit par une fricative (ffiuu, wush…).

topComposition lexicale

Lorsqu’aucune onomatopée n’existe pour traduire un mot, on cherche des morphèmes déjà existants dont l’assemblage permettrait d’exprimer le sens souhaité. Un lit (gofilo), par exemple, est composé du verbe onomatopéique gofi pour « dormir » (ggoo ingressif + fffi égressif) avec le suffixe -ilo, qui exprime « outil, ustensile pour ».

topA priori

Certains mots ont été créés a priori afin de faciliter la composition lexicale.
C’est le cas de obo (arbre), po (parent), oyo (chose concrète), iro (appareil)… ou des verbes très courants comme si (être), ci (tenir), fi (faire), wi (voir), tsi (savoir, connaitre), gi (devoir)… ou de tous les autres mots qui en sont dérivés.

La plupart des autres mots créés a priori sont juste dérivés de morphèmes déjà existants.

topA posteriori

Les autres mots sont puisés dans le vocabulaires de langues existantes, en privilégiant d’abord les mots d’origine indo-européenne (puisque plus de la moitié de la planète parle une langue IE), ou dans des langues familières à la chose/concept que l’on nomme. On évite malgré tout les emprunts qui comptent trop de syllabes, ou ceux qui contiennent des suites de consonnes difficiles à prononcer.

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